«Pendant des siècles, la Médecine s’est préoccupée de soigner. Aujourd’hui elle s'est donnée comme but de prévenir plutôt que de guérir.»
Pr Jean Dausset, Prix Nobel de Médecine, 1980
La Fondation Jean Dausset - Centre d’Etude du Polymorphisme Humain participe aux efforts nationaux et internationaux de recherche pour mieux déterminer le rôle du polymorphisme génétique chez l’Homme, tout particulièrement dans les maladies complexes, pour mieux les comprendre, les diagnostiquer et participer au développement d’une médecine personnalisée.

MyPeBS: Mobilisation européenne pour inclure 85 000 femmes
dans un programme unique qui propose un dépistage personnalisé, plus efficace et plus sûr


Avec 360 000 nouveaux cas diagnostiqués et 92 000 décès chaque année en Europe, le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. Les campagnes de dépistage actuelles visent toutes les femmes - avec un seul critère de sélection: l'âge. Mais elles comportent un certain nombre d'écueils : faux positifs sur les mammographies, risque de sur-diagnostic, voire de sur-traitement ou au contraire, chez certaines femmes, risque de développer un cancer de l'intervalle dépisté trop tard.

MyPeBS est un projet coordonné par Unicancer et financé par l'Union européenne qui a pour but d'évaluer l'intérêt d'un dépistage personnalisé du cancer du sein pour les femmes de 40 à 70 ans en Europe.

MyPeBS repose sur une grande étude clinique internationale qui compare le dépistage actuel à une nouvelle approche de dépistage personnalisé basée sur l'estimation du risque individuel de développer un cancer du sein dans les années à venir. Cette nouvelle stratégie propose d'adapter le calendrier de dépistage au risque individuel de chaque femme.

Les femmes volontaires pour participer à l'étude sont réparties de manière aléatoire dans deux groupes. Dans le premier, elles suivent le dépistage standard pendant les 4 années de participation à l'étude ; dans le second, elles suivent leur calendrier de dépistage personnalisé, établi en fonction de leur propre risque de développer un cancer du sein.

L'étude est mise en oeuvre dans 5 pays (France, Belgique, Italie, Israël, Royaume-Uni) et l'objectif est de recruter 85 000 femmes volontaires.

Le CRB du CEPH est en charge des extractions d'ADN des prélèvements de salive, des contrôles de qualité, des envois d'aliquotes au CNRGH pour le génotypage et enfin de la conservation des ADN.



Interroger une nouvelle stratégie de dépistage du cancer du sein

A ce jour, en dehors de quelques situations très rares, l'âge est le seul élément pris en compte pour inviter les femmes de la population générale à passer une mammographie : cette stratégie « à taille unique » est utilisée par tous les programmes de dépistage organisé du cancer du sein dans le monde.

Pourtant, les femmes ne sont pas toutes identiques : chaque femme a son propre risque de développer un cancer du sein, en fonction de ses facteurs génétiques, de ses antécédents familiaux de cancer ou de son statut hormonal.

De nouvelles données scientifiques suggèrent qu'une nouvelle stratégie de dépistage, basée sur l'estimation du risque individuel de cancer du sein, pourrait avoir un meilleur rapport bénéfice/risque pour l'ensemble des femmes que le dépistage standard actuel.

En effet, comparé au dépistage standard actuel qui propose des mammographies tous les 2 ans à toutes les femmes à partir d'un certain âge, adapter la stratégie (fréquence de mammographie et / ou réalisation d'IRM) au risque estimé de cancer du sein pourrait offrir plus d'avantages (détection plus précoce de cancers du sein chez les femmes à risque plus élevé que la moyenne) et moins d'inconvénients (réduction des inconvénients liés au dépistage par mammographie chez les femmes moins à risque).

Ce risque individuel est évalué par leur histoire personnelle et familiale mais aussi un test salivaire pour génotypage (analyse de 313 polymorphismes de l'ADN intégrés dans un score de risque). En fonction du résultat final d'évaluation de son risque de cancer invasif du sein, la femme se verra alors proposer un programme personnalisé comportant des mammographies et/ou IRM plus ou moins fréquentes.

L'étude MyPeBS est mise en oeuvre pour répondre à cette question de santé publique.

Une trentaine d'organisations sont partenaires en Italie, France, Israël, Belgique, Royaume-Uni, aux Pays-Bas et aux Etats-Unis. Pour mener l'étude clinique, MyPeBS s'appuie sur un réseau de plusieurs centaines de centres investigateurs, impliquant plus de mille médecins ou professionnels de santé et de la recherche.

En savoir plus sur les partenaires du projet : www.mypebs.eu/fr/le-projet

Retrouver toutes les informations sur le projet MyPeBS : www.mypebs.eu

 

Ce projet a reçu un financement de l'Union européenne dans le cadre du programme de recherche et d'innovation Horizon 2020 - convention de subvention n° 755394.

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